Entre le mois d’octobre et décembre, avec Madame Le Yoncour, nous avons travaillé avec le groupe 3èmeLCE sur le thème de l’astronomie. Ce fut l’occasion d’étudier à partir de documents ( textes, vidéos, chanson, quiz) en anglais ( of course !!) les distances (light-years), l’organisation de l’Univers, les constellations… Il ne manquait plus que la partie « observation du ciel ». Nous n’avons cependant pas vraiment été aidés par une météo très médiocre depuis des semaines…
Le froid est revenu et est le bienvenu pour redécouvrir notre ciel étoilé !
Une première tentative avait été décidée pour le vendredi 17 Janvier. Je fus malheureusement contraint d’annuler la soirée le midi car les conditions météorologiques se dégradaient dans la soirée.
A l’affût sur les différents sites météorologiques, j’ai pu constater que le lundi 20 Janvier, il y avait une toute petite fenêtre météo favorable pour une observation. Avertis sur le tard le week-end sur Pronote, 6 élèves ont pu se libérer pour participer à cette balade céleste .
Ils sont présents à 18h30 précise comme convenu. Il n’y a pas de temps à perdre. On ne se met pas au chaud comme souvent pour débuter et présenter la soirée en salle C9. Direct sur le télescope !
Il ne fait pas complètement nuit et je leur présente le principe de fonctionnement de mon télescope.
Déjà, dans la nuit tombante, deux points très lumineux et peu scintillants attirent nos yeux : il s’agit de Vénus et Jupiter. Premier défi proposé, c’est de distinguer un troisième point beaucoup moins brillant situé juste à côté de Vénus : Saturne !!
C’est elle que l’on vise en premier avec le télescope. On savoure ce moment suspendu qui soulève des « Wahou » d’étonnements et d’admiration chez certains.
J’ai demandé à Nolan de mettre son alarme à 18h43 car…. Voici Mme Merrien, notre invitée du jour mais aussi dans le ciel plein Ouest à 18h47 comme prévu un point lumineux qui va balayer le ciel jusqu’à l’horizon est. C’est Zoé qui le distingue en premier et Esther qui suppose que ce point est L’ISS. Il s’agit effectivement de la Station Spatiale Internationale.
On peut retrouver très facilement les horaires de passages visibles de l’ISS sur le site https://www.heavens-above.com
On ne perd pas de temps et on braque le télescope sur l’autre point lumineux côté sud. Un petit rappel sur la première observation de la planète la plus grosse du système solaire qui eut lieu en 1610 par Galilée.
Cette observation historique fut décisive car Galilée put constater la présence autour de Jupiter de 4 de ses satellites ( Io, Europe, Ganymède et Callisto). Surtout, il observa que ceux-ci tournaient autour de Jupiter. A l’époque, on pensait que la Terre était le centre du monde et que tout gravitait autour d’elle ! Cette observation lui valut un procès par l’inquisition qui réfutait ses affirmations…..
Effectivement (« et pourtant, elle tourne… »), on voit parfaitement avec le télescope 4 points alignés qui sont les principaux satellites de Jupiter. On peut même observer 2 bandes sombres sur Jupiter qui sont en fait des bandes nuageuses.
Sur le site « stelvision », on peut s’amuser à visualiser les positions des satellites de Jupiter et ensuite comparer son observation à l’oculaire du télescope. Voici ce que nous avons observé ce 20 Janvier.
La nuit est bien tombée et les nuages prévus commencent à troubler très légèrement le ciel. Jupiter est en ce moment visible dans le taureau. J’en profite pour présenter dans le ciel, en vrai, les différentes constellations remarquables du ciel d’hiver citées et dessinées pendant les cours de LCE : Le Cocher (Charioteer), Cassiopée (Cassiopeia), Persée (Perseus), Le Taureau (Bull), Orion, Andromède (Andromeda), les Gémeaux (Twins) avec comme invitée du moment la planète Mars bien alignée avec les étoiles Castor et Pollux.
Juste à côté de la constellation du taureau, on remarque maintenant très facilement une petite grappe d’étoiles : « the seven sisters » c’est à dire le fabuleux amas des pléiades. Véritables petits diamants légèrement bleutés incrustés sur la voûte céleste.
Avant que les nuages n’envahissent le ciel du collège, le dernier défi est de partir loin, très loin à la recherche de la galaxie d’Andromède !
La galaxie Andromède située à 2,5 millions d’années-lumière !!
Retour sur le cours de LCE « to see far is to see in the past ».
La lumière reçue par la rétine de notre œil a donc mis 2,5 millions d’années pour y parvenir !!!!
C’est sur cette image gravée sur la rétine de chacun, petite tâche floue mais lumineuse que l’on doit se rabattre au chaud en salle C9 car les nuages couvrent très rapidement le ciel et la température est proche de 0°C…
Rendez-vous est pris pour la suite du voyage au printemps. Il fera moins froid et on pourra observer d’autres merveilleux amas et encore de plus lointaines galaxies.
M.Abautret



